La Vadrouilleuse

Que manger en Islande pas cher : 12 astuces pour un budget serré

Manger pas cher en Islande n'est pas une question de restaurant mais de supermarché : en structurant vos journées autour du magasin, vous divisez votre budget par deux ou trois, sans manger tristement.

Que manger en Islande pas cher : 12 astuces pour un budget serré

Manger en Islande pas cher : la vraie règle, ce n'est pas le restaurant

Un café filtre à 4,50 €, une bière pression à 11 €, une soupe à 22 €. Voilà ce que j'ai vu sur ma première addition à Reykjavik, un soir de novembre où il faisait déjà nuit à 16h30 et où je n'avais qu'une envie : m'asseoir au chaud et commander n'importe quoi. J'ai payé. Et le lendemain matin, j'ai compris que si je continuais comme ça pendant deux semaines, mon budget bouffe explosait avant même d'avoir vu un glacier.

Ce que personne ne vous dit clairement, c'est que manger en Islande pas cher n'est pas un problème de restaurant. C'est un problème de supermarché. Les Islandais eux-mêmes ne mangent pas au restaurant tous les jours, très loin de là. Si vous structurez vos journées autour du magasin et que vous gardez les repas à table pour deux ou trois occasions choisies, vous pouvez diviser votre budget par deux ou trois. Sans manger tristement.

Points clés à retenir

  • Le panier supermarché coûte environ 2 à 3 fois moins cher qu'un repas au restaurant pour la même quantité de nourriture.
  • Bónus est le moins cher, Krónan et Netto suivent de près, et ça se joue surtout sur quelques produits précis.
  • Le dagsréttur (plat du jour) au déjeuner est votre meilleur allié pour manger au restaurant sans vous ruiner.
  • L'alcool est hors de prix en magasin comme au bar : c'est le poste où l'on économise le plus en le coupant.
  • Emporter quelques produits de base dans la valise est légal et fait une vraie différence sur un séjour long.
  • Le hot-dog islandais n'est pas une blague de touriste : c'est un repas complet à prix mini.

Combien coûte vraiment la nourriture en Islande ?

Avant de parler d'économies, il faut poser les chiffres. Sinon on parle dans le vide.

Au restaurant

Comptez 2 000 à 2 800 ISK pour un plat du jour servi le midi, et 3 500 à 5 500 ISK pour le même genre de plat le soir. En euros, ça fait grosso modo 13–19 € le midi et 24–37 € le soir, hors boisson. Une soupe, une pizza, un burger : la fourchette est la même, c'est très homogène d'un établissement à l'autre.

Au supermarché

Un pain de bonne taille tourne autour de 400–600 ISK. Un pot de skyr (la spécialité locale, une sorte de yaourt épais et protéiné) descend souvent sous les 300 ISK selon le format. Les œufs, le lait, les pâtes, le riz, les légumes de base : rien de tout ça n'est beaucoup plus cher qu'en France ou en Allemagne. Ce qui coûte cher, ce sont les produits importés transformés, la viande rouge et l'alcool.

La conclusion tient en une ligne : un plat au restaurant vous coûte le prix de trois ou quatre repas cuisinés à l'appartement. Sur deux semaines, l'écart n'est plus une économie, c'est un second voyage.

Budget nourriture pour 2 semaines en Islande : à quoi s'attendre

Prenons un cas concret, parce que c'est comme ça que je raisonne quand je prépare un voyage.

Budget nourriture pour 2 semaines en Islande : à quoi s'attendre

Scénario « je mange dehors deux fois par jour »

Deux repas à table, disons 2 500 ISK le midi et 4 000 ISK le soir, plus un café : on est autour de 7 000 ISK par jour, soit environ 98 000 ISK sur deux semaines. Traduit en euros, ça dépasse largement le millier. Et je ne compte même pas l'apéro.

Scénario mixte : supermarché la plupart du temps, restaurant deux à trois fois

Là, tout change. Petit-déjeuner à l'hébergement (skyr, pain, fromage, café), déjeuner préparé la veille ou acheté en boulangerie, dîner cuisiné trois soirs sur quatre. Les jours où vous vous offrez un vrai repas, vous choisissez le dagsréttur du midi. Sur deux semaines, on tombe facilement autour de 3 000 à 3 500 ISK par jour et par personne, parfois moins si vous logez dans un endroit avec cuisine.

Ce n'est pas de la privation. C'est juste une répartition différente de la même enveloppe.

Où manger à Reykjavik pas cher ?

Reykjavik concentre la majorité des pièges à touristes, mais aussi les meilleures solutions économiques, parce que la ville vit à l'année et pas seulement en juillet.

Le hot-dog islandais, sérieusement

Le pylsur n'est pas un attrape-touriste. C'est un vrai repas, avec une saucisse souvent à base d'agneau, de la sauce brune, des oignons frits et de la moutarde douce. Un stand bien placé sert ça pour environ 500–700 ISK. Deux hot-dogs et vous êtes calé pour la matinée pour le prix d'un seul café en centre-ville.

Fast-foods et boulangeries

Les burgers, fish & chips, pizzas à la part et autres comptoirs rapides restent la valeur sûre : on tourne autour de 1 200 à 2 000 ISK pour une portion correcte. Les boulangeries, elles, sauvent les petits budgets le matin : un pain au chocolat, un sandwich froid, un café à emporter, et vous tenez jusqu'au déjeuner pour trois fois rien.

Le dagsréttur, l'astuce des locaux

Presque tous les restaurants affichent un plat du jour au déjeuner. C'est le même cuisinier, souvent les mêmes produits, mais à un tarif nettement inférieur à la carte du soir. Si vous voulez manger au restaurant en Islande sans exploser le budget, c'est le créneau à viser : entre midi et 14h, pas à 20h.

Nourriture Islande : que faut-il amener dans sa valise ?

Question que je me suis posée avant mon premier départ, et à laquelle j'ai répondu un peu n'importe comment la première fois.

Nourriture Islande : que faut-il amener dans sa valise ?

Ce qui vaut vraiment le coup d'emporter

  • Café moulu ou dosettes : le café en Islande n'est pas donné et les dosettes sont chères.
  • Thé, infusions, chocolat en poudre — tout ce qui se dilue dans de l'eau chaude se rentabilise vite.
  • Barres de céréales, amandes, fruits secs pour les journées de route où l'on ne trouve rien entre deux villages.
  • Épices, bouillon cube, une petite bouteille d'huile si vous cuisinez beaucoup.

Ce qui ne sert à rien

Les pâtes, le riz, la farine, le sucre : inutile de charger la valise, ces produits de base sont à des prix normaux sur place. Et surtout, ne prenez pas de viande ou de produits frais : la réglementation douanière est stricte et vous risquez la confiscation.

Le compromis que j'applique depuis : une petite réserve de « dépannage » (café, barres, épices) et le reste acheté une fois arrivé, en une seule grosse course. Ça évite de passer ses vacances au supermarché tous les soirs.

Que boit-on en Islande (sans hypothéquer son voyage) ?

L'alcool, c'est le piège numéro un. Le verre de bière en bar monte facilement à 1 500–2 000 ISK, et en magasin, la bière dépasse les 400 ISK la canette. Le vin est carrément hors norme.

Ce que boivent les gens qui vivent là-bas au quotidien : de l'eau du robinet. Elle est excellente, gratuite, et souvent meilleure que l'eau en bouteille. Ensuite, beaucoup de café, et du lait. Si vous voulez une bière, la solution la plus économique reste la boutique d'État (Vínbúðin), où les prix sont nettement plus bas qu'au bar — mais l'écart avec la France reste marqué.

En un coup d'œil : restaurant vs supermarché

RepasPrix indicatifÉquivalent supermarché
Déjeuner au restaurant2 000–2 800 ISK~600–900 ISK (pain + garniture + fruit)
Dîner au restaurant3 500–5 500 ISK~1 000–1 500 ISK (plat cuisiné maison)
Hot-dog de rue500–700 ISK—
Boulangerie (petit-déj)600–1 200 ISK~300–500 ISK (skyr + pain)
Bouteille de vin (boutique d'État)2 500–5 000 ISK—

Faire ses courses en Islande : Bónus, Krónan ou Netto ?

Trois enseignes reviennent dans toutes les conversations quand on parle de budget nourriture en Islande : Bónus, Krónan et Netto. Elles se valent globalement, mais il y a des nuances qui comptent.

En un coup d'œil : restaurant vs supermarché
  • Bónus : le plus réputé pour les prix bas. Beaucoup de produits en marque distributeur, ambiance un peu entrepôt. C'est là que je fais la grosse course.
  • Krónan : un cran au-dessus en fraîcheur et en choix, avec des promos régulières qui rattrapent parfois l'écart. Pratique si vous cherchez de la qualité sans payer le prix d'une supérette.
  • Netto : le compromis, souvent bien situé, avec des ouvertures plus larges. Le dépannage du soir quand Bónus est déjà fermé.

Une chose à savoir : les horaires. Beaucoup ferment tôt le soir et réduisent leurs horaires le dimanche. Anticipez la veille si vous arrivez tard.

Les erreurs que je referais pas

Trois choses m'ont coûté cher, littéralement, les premières fois.

  1. Acheter au jour le jour. Faire une petite course chaque soir revient plus cher qu'une grosse course hebdomadaire, parce qu'on cède à l'impulsion et qu'on prend de petites portions hors de prix.
  2. Commander le soir comme on le ferait le midi. Le même plat peut coûter 40 % de plus après 18h. Je l'ai appris à mes dépens.
  3. Oublier de vérifier si le logement a une cuisine. Un appartement avec plaque de cuisson change complètement l'équation, et ça vaut souvent la différence de prix à la location.

Et une quatrième, plus sournoise : croire qu'on va « manger léger » parce que les portions paraissent petites. Elles ne le sont pas. Les Islandais mangent copieusement, et un plat de poisson peut vous tenir jusqu'au soir sans problème.

Ce qu'il faut retenir

Manger en Islande pas cher, c'est d'abord accepter que le restaurant ne soit pas la norme quotidienne. Faites vos courses chez Bónus, cuisinez quand vous pouvez, gardez le dagsréttur pour les jours où vous voulez vous asseoir à table, et coupez l'alcool. Le hot-dog et la boulangerie feront le reste.

Franchement, la première fois, j'ai cru que l'Islande allait me coûter une fortune en bouffe. La deuxième fois, j'ai divisé ma facture par trois sans rien regretter. La troisième, j'ai même commencé à apprécier les courses au Bónus du coin, ce qui en dit long sur ce que le voyage fait à un budget. Et puis, soyons honnêtes : quand on rentre d'une journée à marcher sous la pluie battante, un skyr au chaud dans un appartement, ça vaut n'importe quel dîner à 40 €.

Marion Renaud

Marion Renaud

Marion Renaud est une photographe de voyage passionnée, spécialisée dans l'exploration des destinations exotiques et particulièrement de l'Asie du Sud-Est. Adepte du voyage en solo, elle partage son expertise pour inspirer les voyageurs à découvrir le monde de manière authentique et indépendante. À travers son objectif, elle capture la beauté des cultures asiatiques et les expériences uniques qui façonnent chaque aventure.

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